La mobilité internationale peut ouvrir bien des portes. Katarzyna Pailler en est l’exemple parfait, découvrez son parcours.
Mme Katarzyna Pailler, bibliothécaire à l'ICES
TRANSCRIPTION DE L’ENTRETIEN
Je m’appelle Katarzyna Pailler, je suis polonaise et je travaille actuellement comme bibliothécaire au sein de la bibliothèque universitaire de l’ICES.
J’ai suivi des études de philologie romane, un domaine axé sur les langues romanes où mon choix s'est porté sur le français et l'espagnol. Cette formation intègre l'étude de la langue ainsi que l'analyse de leur histoire, de leur littérature et de leur civilisation.
J’ai obtenu ma licence à l’Université Marie Curie-Skłodowska de Lublin, puis mon master à l’Université catholique Jean-Paul II de Lublin.
Mon premier contact avec la France a eu lieu lors de ma deuxième année de master, grâce à un échange universitaire d’un semestre à l’Université de Haute-Alsace, à Mulhouse. Je suis ensuite rentrée en Pologne pour terminer mes études et soutenir mon mémoire de master.
À l’époque, le programme Erasmus+ permettait de réaliser un stage à l’étranger jusqu’à douze mois après l’obtention de son diplôme. Comme ma première expérience en France avait été très positive, j’avais envie de continuer l’aventure dans ce beau pays.
Quand j’ai commencé mes études, je voulais devenir enseignante de français et d’espagnol en Pologne. Mais, au fil de mon parcours, je me suis finalement intéressée au monde de l’entreprise et aux opportunités à l’international.
J’ai donc vu ce stage comme une opportunité de faire mes premiers pas dans la vie professionnelle et de vivre une première expérience à l’international.
L’Université Catholique de Lublin m’a transmis une liste de contacts, grâce à laquelle j’ai découvert l’ICES. En effet, la bibliothèque universitaire avait déjà accueilli par le passé des stagiaires issus de mon établissement.
J’ai reçu une réponse rapidement après l’envoi de ma candidature, ce qui a fortement contribué à mon choix de cet établissement.
Tout avait été bien organisé en amont de mon arrivée, aussi bien sur le plan logistique que pour faciliter mon intégration. Dès mon arrivée début septembre, j’ai été accueillie par le service des Relations Internationales. J’ai notamment été agréablement surprise de voir que des étudiants de l’ICES étaient venus me chercher à la gare. Ils m’ont ensuite rapidement mise en contact avec les autres étudiants internationaux, qui étaient arrivés quelques jours auparavant. Cette organisation m’a permis d’être bien accompagnée dès mon arrivée et de prendre rapidement mes repères.
Alors que l’Université de Haute-Alsace est un établissement de grande taille, l’ICES, avec son format plus familial, m’a permis de créer plus facilement des liens avec les étudiants français également.
J’ai été surprise par certaines différences dans les habitudes de travail entre la France et la Pologne. En Pologne, les journées commencent généralement plus tôt et se terminent autour de 16h, sans véritable pause déjeuner. En France, j’ai découvert que cette dernière était presque une véritable institution !
J’ai également remarqué que les Polonais étaient souvent plus directs dans leur façon de communiquer, tandis que les Français avaient tendance à être plus diplomates.
Et bien évidemment, les habitudes alimentaires sont aussi différentes. En Pologne, le petit-déjeuner est plutôt salé. J’ai donc découvert avec plaisir les douceurs du petit-déjeuner à la française, notamment les croissants, auxquels je me suis rapidement habituée !
Quand j’étais petite, mon père adorait les films français. J’avais déjà une image de la France comme celle d’un pays sophistiqué et élégant. D’ailleurs, en Pologne, on utilise souvent l’expression « Francja-elegancja » (littéralement « France-élégance ») pour évoquer le raffinement à la française.
Je n’ai commencé à apprendre le français qu’au lycée, mais c’était déjà un rêve de petite fille. J’adorais la sonorité de cette langue et j’appréciais beaucoup la mentalité française.
Après avoir quitté l’Alsace, je savais déjà que je reviendrais vivre en France. Depuis mon arrivée en Vendée, mon amour pour la France s’est confirmé. Je trouve les Français très agréables, souriants et bienveillants. C’est un pays où il fait bon vivre au quotidien, d’autant plus en Vendée, avec la mer à proximité !
Dès le début de mon stage au sein de la bibliothèque, j’ai senti que le feeling passait très bien avec l’équipe de la BU. J’ai vraiment adoré travailler dans le milieu universitaire, car c’était important pour moi de pouvoir contribuer à l’éducation des jeunes.
L’ICES offre également aux étudiants de belles opportunités de participer à de multiples conférences, colloques et journées d’études. Ces expériences, qui stimulent la curiosité intellectuelle, m’ont particulièrement conquis.
J’adorais déjà les livres avant cette expérience, mais c’est vraiment durant cette période que j’ai trouvé ma vocation. J’ai réalisé que je pouvais prendre part à quelque chose de plus grand, qui avait vraiment du sens pour moi.
Pour poursuivre ma carrière professionnelle au sein des BU, j’ai repris mes études il y a trois ans et obtenu le diplôme de « Cadre opérationnel des bibliothèques et de la documentation » à l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (ENSSIB).
La formation se déroulait à la fois en ligne et en présentiel, avec quatre regroupements à l’ENSSIB et un stage. Cela m’a permis de découvrir d’autres aspects du métier et d’avoir une vision plus complète du travail en bibliothèque.
Je suis bibliothécaire au sein de la bibliothèque universitaire de l’ICES. Cette dernière possède environ 120 000 ouvrages répartis sur quatre étages pluridisciplinaires. Je travaille au sein d’une équipe de cinq personnes.
Mon rôle principal est de coordonner le service de prêt d’ouvrages entre bibliothèques et d’assurer la collaboration avec l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (ABES), notamment en veillant à la conformité des données dans le catalogue collectif SUDOC (catalogue national qui recense les collections des bibliothèques de l’enseignement supérieur).
Je participe également à la gestion et à la valorisation des collections, ainsi qu’à l’accueil et à l’accompagnement des étudiants, des missions communes à l’ensemble de l’équipe.
N’hésitez pas si vous souhaitez parler français et pas uniquement anglais ! C’est vraiment l’avantage d’une université à taille humaine : les échanges avec les étudiants français sont plus faciles et l’accompagnement est au top. À La Roche-sur-Yon, la dimension de la ville permet d’entretenir une relation de proximité avec les commerçants et les services administratifs. Et puis, la Vendée est un département très attractif, avec la mer à proximité.
